Parole aux médecins : “Notre plus grande arme reste l’écoute”
En Corse-du-Sud, le rapport entre médecin et patient garde un parfum d’humanité, ancré dans notre culture insulaire. Plusieurs professionnels de santé insistent sur un point : ce qui change tout, ce n’est pas toujours la chimiothérapie, mais la possibilité de se sentir entendu.
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Dr Luciani, oncologue hospitalier : “J’explique souvent que les ‘cellules cancéreuses’, ce sont des cellules qui se multiplient sans règle… mais face à la maladie, humainement, il n’y a pas de règle non plus. Certains veulent tout savoir dès la première minute, d’autres préfèrent attendre. Nous, notre rôle, c’est de les suivre à leur rythme.”
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Dr Monnier, médecin généraliste à Propriano : “Avec les patients de notre territoire, on partage la confiance du village, la faiblesse d’une île souvent isolée médicalement. La relation est donc très particulière ; ce n’est pas qu’une question de soins, mais d’entrer dans la vie de nos familles, d’accompagner jusqu’au bout, même dans les moments de silence.”
Ce retour à la simplicité est fréquent. Plusieurs médecins racontent qu’ils adaptent leur vocabulaire, dessinent parfois des schémas, ou prennent le temps d’un café pour aborder des points cruciaux. Ce lien de proximité, on le retrouve dans notre département, où la distance géographique est parfois grande mais les relations, elles, sont resserrées.