Le vaccin HPV : une protection essentielle contre plusieurs cancers

Dépistage, prévention et accompagnement des malades et des proches

Professionnelle de santé vaccinant un adolescent dans un cabinet médical, tandis qu’une autre adolescente attend calmement à ses côtés.

Pourquoi se vacciner contre les papillomavirus humains ?

Les papillomavirus humains, ou HPV, sont des virus très fréquents transmis principalement lors des contacts sexuels, avec ou sans pénétration. La plupart des infections disparaissent spontanément, mais certaines persistent et peuvent provoquer des lésions précancéreuses, puis un cancer plusieurs années plus tard.

La vaccination intervient avant l’exposition au virus afin de prévenir les infections par les types de HPV les plus à risque. Elle ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus, qui reste indispensable chez les femmes concernées, même lorsqu’elles sont vaccinées. Les recommandations officielles sont disponibles sur ameli.fr et sur le site Vaccination Info Service.

Quels cancers la vaccination peut-elle prévenir ?

Les HPV à haut risque sont responsables de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus. Ils sont également impliqués dans d’autres cancers anogénitaux et de la sphère ORL. La vaccination contre les HPV contribue ainsi à prévenir :En France, l’Institut national du cancer estime qu’environ 6 400 nouveaux cancers sont attribuables chaque année aux infections par les HPV. Le vaccin utilisé dans le calendrier vaccinal français, Gardasil 9, protège contre neuf types de HPV, dont ceux qui présentent le plus grand risque oncogène.

Qui est concerné par la vaccination HPV ?

La vaccination est recommandée pour toutes les filles et tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus. Cette période est privilégiée car la réponse immunitaire est très bonne et la vaccination peut être réalisée avant le début de la vie sexuelle. Elle peut être proposée au collège, en classe de 5e, avec l’accord des parents ou des titulaires de l’autorité parentale.

Un rattrapage est possible chez les adolescents et jeunes adultes de 15 à 19 ans révolus. La vaccination est également recommandée jusqu’à l’âge de 26 ans révolus pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, car leur risque de développer certaines lésions liées aux HPV est plus élevé.

Chez les personnes immunodéprimées, les indications et le nombre de doses peuvent différer. Un médecin, une sage-femme, un infirmier ou un pharmacien peut vérifier le schéma adapté à chaque situation.

Combien de doses faut-il recevoir ?

Le nombre de doses dépend de l’âge au début de la vaccination :
Âge au début de la vaccinationSchéma habituel
De 11 à 14 ans révolus2 doses espacées de 5 à 13 mois
De 15 à 19 ans révolus3 doses selon le calendrier recommandé
Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, jusqu’à 26 ans3 doses

Si une dose a été retardée, il n’est généralement pas nécessaire de recommencer le schéma depuis le début : les doses déjà reçues restent prises en compte. Le professionnel de santé peut reconstituer le calendrier à partir du carnet de vaccination ou du dossier médical.

Une vaccination efficace, mais qui ne dispense pas du dépistage

Les données disponibles montrent une forte diminution des infections HPV, des condylomes et des lésions précancéreuses chez les personnes vaccinées, en particulier lorsque la vaccination est réalisée à l’adolescence. Elle ne protège toutefois pas contre tous les types de HPV et ne traite pas une infection déjà installée.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les femmes de 25 à 65 ans, vaccinées ou non. Entre 25 et 29 ans, il repose sur l’examen cytologique ; de 30 à 65 ans, le test HPV est recommandé selon les intervalles prévus par les autorités sanitaires. Les modalités sont précisées par l’Institut national du cancer.

Questions fréquentes sur la vaccination contre les HPV

Le vaccin HPV concerne-t-il uniquement les filles ?
Non. Il est recommandé pour les filles et les garçons. La vaccination protège directement les garçons contre plusieurs cancers et réduit aussi la circulation des HPV dans la population.

Le vaccin peut-il provoquer une infection à HPV ?
Non. Les vaccins contre les HPV ne contiennent pas de virus vivant capable de se multiplier. Ils ne peuvent donc pas provoquer une infection par le papillomavirus.

Faut-il se faire vacciner si l’on a déjà commencé sa vie sexuelle ?
Oui, une vaccination peut encore apporter une protection contre les types de HPV auxquels la personne n’a pas été exposée. Son intérêt doit être évalué avec un professionnel de santé, notamment pour le rattrapage.

La vaccination HPV est-elle obligatoire ?
Elle est recommandée, mais pas obligatoire. La décision repose sur une information claire et l’accord requis des parents pour les mineurs. Pour connaître les lieux de vaccination et les modalités de prise en charge, il est possible de consulter son médecin, une sage-femme, un pharmacien ou un centre de vaccination.

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