Les aliments à limiter – sans se priver totalement !
Pas question de diaboliser les plaisirs – la charcuterie corse, un bon fromage de brebis, le vin lors d’un moment convivial font partie de notre identité. Mais il s’agit de doser avec sagesse, car certains produits augmentent les risques, surtout à forte dose ou consommés au quotidien :
- Charcuterie, saucisson, figatellu : moins de deux portions par semaine recommandées (INCa), et plutôt lors des grandes occasions.
- Viandes rouges : privilégier petit morceau ou cuisson douce, avec beaucoup de légumes autour.
- Alcool : modération indispensable, surtout si antécédents familiaux de cancer – le vin corse, oui, mais pas tous les jours, plutôt en petite quantité lors des repas de fête.
- Produits sucrés : mieux vaut profiter d’une tarte aux fruits maison à base de produits locaux, que de biscuits industriels ultra-transformés.
Le rôle du microbiote intestinal dans la prévention du cancer
Cet “écosystème” de bactéries qui habite notre ventre fascinait déjà les anciens, lorsqu’ils disaient “tout part du ventre”. Aujourd’hui, la science confirme : un microbiote nourri de fibres (fruits, légumes, légumineuses) favorise l’élimination des substances cancérogènes et réduit l’inflammation chronique – liée, on le sait, à certains cancers (American Cancer Society).
Par exemple, manger régulièrement des blettes, des herbes fraîches, du pain au levain préparé localement : ces gestes simples nourrissent notre microbiote, améliorent notre digestion, réduisent le risque de cancer colorectal.