Pourquoi se poser la question ? Vivre en Corse-du-Sud, prendre soin de soi et prévenir le cancer
En Corse-du-Sud, nous avons la chance de profiter d’un territoire magnifique, entre mer et maquis, montagnes et sentiers du littoral. Beaucoup d’entre nous aiment marcher en bord de mer, d’autres préfèrent courir au lever du soleil sur les routes de campagne. Mais face à la prévention du cancer, que choisir : marcher ou courir ? La question mérite d’être posée, car bouger c’est bien, mais bouger efficacement, c’est encore mieux. Aujourd’hui, la science nous éclaire et nos choix peuvent vraiment faire la différence pour notre santé.
Ce que dit la science : bouger réduit vraiment le risque de cancer
Avant de comparer la marche et la course, il est important de se rappeler une certitude : l’activité physique prévient plusieurs cancers. Selon l’Institut National du Cancer (e-cancer.fr), 20 à 25% des cancers seraient liés à une inactivité physique et à une mauvaise alimentation. Bouger suffisamment permet de réduire le risque de cancers du côlon, du sein, de l’endomètre, et probablement d’autres localisations (source : INCa).
- Chez la femme, 30 à 40% de risques de cancer du sein en moins chez les personnes les plus actives (source : INCa 2022).
- Pour le côlon, l’activité physique régulière diminue le risque d’environ 20 à 25% (source : World Cancer Research Fund).
La bonne nouvelle ? Il n’est jamais trop tard. Même après 50 ans, augmenter son niveau d’activité physique améliore la prévention.
Marcher ou courir : quelles différences pour la prévention du cancer ?
Parlons franchement : dans les deux cas, vous faites du bien à votre corps. Mais des nuances existent.
La marche, une alliée accessible pour tous
- Accessible à tous, même quand on débute ou après une opération.
- Moins de risque de blessure : parfait pour les articulations fragiles ou après certains traitements.
- Facile à caser : une balade au marché, un tour avec le chien, une montée au village voisin, tout compte.
- Effet prouvé sur la prévention : 30 minutes de marche rapide, 5 fois par semaine, réduisent significativement le risque de plusieurs cancers (e-cancer.fr).
Un exemple tout simple : marcher d’Ajaccio à la plage du Ricanto, et repartir, permet déjà d’atteindre ces fameux 30 minutes.
La course à pied, plus intense pour ceux qui le souhaitent
- Permet d’augmenter son rythme cardiaque et son endurance.
- Plus d’intensité en moins de temps : 15 minutes de course modérée équivalent à environ 30 minutes de marche.
- Bénéfices identiques sur la prévention, voire accrus pour certains cancers, si la régularité est là.
- Attention aux blessures (tendinite, entorses), surtout si on n’a pas couru depuis longtemps.
Pour ceux qui aiment les défis : quelques foulées sur le sentier des Crêtes à Ajaccio, c’est déjà un bel effort physique.
Ce qui compte vraiment : la régularité plus que la performance
Bien sûr, courir 10 kilomètres ou marcher une heure, c’est bien. Mais ce qui change la donne, c’est la régularité. Mieux vaut marcher chaque jour 30 minutes que de courir une fois tous les quinze jours. Le corps aime l’habitude plus que l’exploit.
- OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande :
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Pour les adultes : au moins 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée (marche rapide), OU 75 à 150 minutes d’activité soutenue (course, vélo) par semaine (OMS).
- Pour les anciens patients atteints de cancer : la reprise douce et progressive est capitale. Les professionnels de santé locaux, comme ceux de la Ligue, aident à établir un programme adapté.
Tableau comparatif : marche vs course à pied en prévention du cancer
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Marche rapide |
Course à pied |
| Accessibilité |
Très facile (tout âge, tout niveau) |
Requiert bonne forme, adaptation progressive |
| Bénéfices reconnu |
Oui (diminution des risques du sein, côlon…) |
Oui (mêmes effets, parfois accrus) |
| Temps recommandé |
30 minutes, 5 jours/semaine |
15-20 minutes, 3-4 fois/semaine |
| Risque de blessure |
Faible |
Modéré à élevé (selon intensité) |
| Motivation sociale |
Facile à faire à plusieurs (clubs, amis) |
Séances collectives possibles (running clubs) |
| Spécificité en Corse-du-Sud |
Sentiers balisés, parcours urbains et plages |
Sentiers nature, événements locaux, trails |
Comment choisir ? Écouter son corps et sa motivation
- On débute et on n’est pas sportif ? On commence par la marche, voire la marche nordique (bâtons).
- On a envie de se dépasser et le cœur suit ? On peut progresser vers la course, par étapes, sans culpabiliser si l’on “re-marche” un peu entre deux courses.
- On sort d’un traitement ou d’une intervention ? Il est conseillé de se rapprocher d’un professionnel (kiné, médecin ou Ligue 2A) avant de reprendre une activité.
- Le plaisir avant tout : il vaut mieux une activité qu’on aime et qu’on fait souvent, plutôt qu’une corvée reléguée au placard.
Ici, en Corse-du-Sud, de nombreuses associations organisent des marches solidaires et des courses caritatives. Ces événements font du bien au corps, à la tête, et renforcent la solidarité locale. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de la mairie, des maisons de santé ou de la Ligue.
Les astuces pour bouger localement (même quand on manque de temps ou de motivation)
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Profiter des paysages : une promenade sur la plage, une montée à la chapelle ou une balade dans le maquis sont autant d’occasions de marcher sans y penser.
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Créer du lien social : marcher avec un voisin, organiser une petite randonnée familiale, ou rejoindre un groupe sont des moteurs puissants.
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Réaliser des “micro-marches” : deux fois 15 minutes, ça compte ! Descendre à pied en ville, faire un détour en rentrant des courses, promener le chien…
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Adapter son objectif : certains jours, la fatigue ou le mauvais temps freinent notre élan. Soyons indulgents avec nous-mêmes. Même quelques pas, c’est déjà ça de gagné.
Sur le terrain, beaucoup racontent le plaisir de croiser des amis au détour d’un sentier rural, de respirer l’odeur des eucalyptus ou le parfum d’immortelles le long du chemin. “Bouger ensemble” est aussi une belle façon de lutter contre l’isolement, facteur de risque indirect pour la santé.
L’activité physique adaptée après ou pendant un cancer : une force en plus
Aujourd’hui, l’activité physique fait partie intégrante du parcours de soins contre le cancer (source : HAS, INCa). En d’autres termes, bouger est non seulement un atout préventif, mais aussi un véritable soutien pendant et après la maladie :
- Meilleure récupération après les traitements ou la chirurgie
- Diminution de la fatigue
- Moins de risque de récidive, meilleure qualité de vie
- Moins d’anxiété, plus de confiance en soi
En Corse-du-Sud, des ateliers d’activité physique adaptée sont organisés dans plusieurs communes, avec le soutien des professionnels de santé et de la Ligue 2A. Marches douces, exercices en petit groupe, séances en salle... Renseignez-vous, ces moments sont ouverts, bienveillants, et souvent pleins de bonne humeur.
Marcher, courir… ou simplement se mettre en mouvement ensemble
Marche ou course ? Finalement, le choix dépend surtout de chacun d’entre nous, de notre santé, de notre histoire, de notre plaisir aussi. Ce qui fait la vraie différence dans la prévention du cancer, c’est la motivation à bouger régulièrement.
Si la marche est plus accessible, elle est aujourd’hui largement reconnue dans la lutte contre de nombreux cancers, et elle peut s’intégrer facilement dans notre mode de vie, même en ville. La course, elle, apporte un supplément de dynamisme et de plaisir aux plus sportifs, mais n’est ni obligatoire ni “supérieure” pour agir contre la maladie.
N’oublions jamais : chaque pas, chaque foulée, chaque petite sortie compte. Ensemble en Corse-du-Sud, entourés de nos paysages et de nos proches, continuons à faire du mouvement notre allié pour la vie. Pour en savoir plus ou pour rejoindre une activité locale, contactez la Ligue 2A ou votre mairie : il y a toujours un chemin, et souvent, il commence juste devant chez vous.
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